IL LAISSE TOMBER UN «  R » POUR SORTIR D’UNE ÈRE D’HYPOCRISIE ET D’ESCROQUERIE INTELLECTUELLE, SE DÉMARQUANT DE L’AIRE DES FRANCOLÂTRES RÉDUISANT LA LANGUE PARLÉE PAR LA MAJORITÉ DES HAÏTIENS À L’ILLETTRISME. CETTE LETTRE ABANDONNÉE N’ALTÈRE EN RIEN LE PERSONNAGE DANS SA DÉMARCHE ARTISTIQUE MAIS PROPOSE UN RECADRAGE AU NIVEAU DE LA SÉMANTIQUE ET DE L’ESTHÉTIQUE.

 

Dans l’orthographe « K-Libr », l’artiste adhérait à cette idée d’Haïti comme un pays francophone. “K” pour Konesans (en Créole) et “Libr” pour dire être et vivre Libre (en Français). Mais à l’issue de ses recherches incessantes, il est parvenu à la conclusion que les ancêtres se sont battus pour qu’on soit libre en effet, mais qu’on vit cette liberté sans la posséder. On est libre de penser et de vivre différemment de ce que le Nord nous propose.

 

Dans cette dynamique de se dire libre, “chacun est libre”, cette liberté n’est qu’extrinsèque et renforce l’individualisme qui affaiblit la nation haïtienne. Avec le renouveau K-Lib (Konesans bay Libète), il entreprend de proposer à l’Haïtien de se moderniser dans ses propres paradigmes, de se développer pour soi et en soi avec le créole comme langue de base, de renouer avec cette notion de liberté inhérente à notre vraie nature et  notre spiritualité.

 

Avec un sens beaucoup plus collectif en créole, “libète” est prise ici dans une perspective d’économie durable car la voie réelle vers celle-ci est la connaissance.

 

Cette note confirme dès à présent ce changement orthographique et donc sémantique.

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